| 22 Mai 2003
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Monsieur le Directeur général,
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Vous avez bien voulu me fair part de votre préoccupation
quant au fonctionnement des Archives Nationales et aux risques que cette situation entraîne
pour l'avenir de la rechereche dans le domaine des études historiques, domaine qui a contribué
de manière très significative au rayonnement international de la culture et de la civilisation
françaises.
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Je souhaite tout d'abord vous remercier de l'intérêt que vous manifestez pour
une de nos grandes institutions culturelles, à la rénovation de laquelle je suis particulièrement
attaché.
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Votre courrier soulève deux problèmes.
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Le premier a trait aux difficultés que vous rencontrez actuellement
pour accéder aux documents nécessaires à vos recherches.
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Ces difficultés résultent de la fermeture du centre d'accueil et de recherche des
Archives Nationales pour une durée plus longue que prévue compte tenu de la nécessité qui est
apparue en cours d'opération de procéder au désamiantage des sols.
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A compter du mois de janvier 2004, la consultation des documents, qui est actuellement assurée dans
la salle Labrouste de la Bibliothèque nationale, sera rapatriée sur le site du centre
historique des Archives Nationales, dans une salle de lecture provisoire aménagée à cet effet dans l'Hôtel de Soubise.
De ce fait, la réservation préalable des documents ne sera plus nécessaire, ce qui devrait contribuer à améliorer
sensiblement les conditions de travail des chercheurs.
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Le réouverture du centre d'accueil et de recherche des Archives Nationales est, quant à elle, prévue pour
le courant du premier semestre 2005.
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La deuxième question que vous posez concerne le nouveau centre des Archives Nationales et son implantation.
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Vous soulignez combien la préservation de l'integrité de la collection des archives en un seul et unique lieu est importante.
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C'est un souci que je comprends parfaitement. Mais outre le fait que d'ores et déjà les archives sont réparties entre deux
centres (le centre historique des Archives Nationales à Paris et le centre des Archives Contemporaines à Fontainebleau), sa satisfaction risque d'être
contradictoire avec le second souhait que vous exprimez d'une localisation à Paris ou dans sa proximité immédiate.
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Ma préoccupation est donc que la coupure chronologique que nous serons contraints de retenir ait un sens du point de vue historique, soit probant pour
les archivistes, commode pour les chercheurs et compatible avec les capacités des sites envisagés.
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Cela me paraît être le cas pour 1789, ou plus précisément 1790, qui constitue naturellement le plus grand bouleversement institutionnel
de l'histoire française et qui entraîne une répartition des fonds compatible avec les constraintes de la rénovation indispensable du centre historique parisien.
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En ce qui concerne la localisation du nouveau centre, qui accueillera les archives postérieures à 1790, je peux vous assurer que l'accessibilité
pour les usagers et la nécessité d'une bonne articulation entre les différents centres d'archives, et d'une manière plus large, avec les autres grandes institutions
culturelles et de recherche sont au coeur de la réflexion préalable à la décision qui sera prochainement rendue publique.
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Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur général, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
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Jean-Jacques AILLAGON
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