H-France Review Vol. 7 (December 2007), No. 155
Laura Lee Downs and Stéphane Gerson, Eds. Why France ? American Historians Reflect on an Enduring Fascination. With an afterword by Roger Chartier. Ithaca: Cornell University Press, 2006. 242 pp. $27.95 (cl). ISBN-10: 0-801-4441-44.
Compte rendu par Christian Jouhaud, E.H.E.S.S. (C.R.H.)
Les seize contributions d’historien(ne)s nord-américain(e)s[1] invités à se demander « Why France ? », c’est-à-dire pourquoi ils (elles) ont choisi la France, ou bien ont été conduit(e)s — ce qui est plus qu’une nuance — à travailler sur la France (et donc à venir en France) oscillent entre fragments d’autobiographies et témoignages sur la pratique d’un métier. L’introduction de Laura Lee Downs et Stéphane Gerson explicite le sens de la question et tente de conjurer quelques uns des dangers de pareille entreprise ; elle se tourne aussi vers l’avenir en amorçant une réflexion sur le rapport entre contrainte et liberté dans la succession des « hasards » qui conduisent un étudiant au choix d’un « terrain » sur lequel il engage bien plus que sa réussite professionnelle. L’attirance pour la France subsistera-t-elle demain à la recomposition des ressorts de la séduction et à une certaine détérioration des conditions matérielles et intellectuelles de son accomplissement ? Dans sa postface, Roger Chartier met en évidence quelques traits appuyés, révélés par la lecture de l’ensemble des contributions. Il se demande aussi si la question conserve quelque sens au temps des nouveaux mythes de l’histoire globale et du nouveau paysage disciplinaire qu’ils commencent à tracer, y compris dans la définition des postes universitaires.
Ego-histoire ?
Le rapprochement est tentant avec les Essais d’ego-histoire que Pierre Nora avait publiés en 1987.[2] Le projet était alors défini ainsi par son maître d’œuvre :
« Ni autobiographie faussement littéraire, ni confessions inutilement intimes, ni profession de foi abstraite, ni tentative de psychanalyse sauvage. L’exercice consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l’histoire d’un autre, à essayer d’appliquer à soi-même, chacun dans son style et avec les méthodes qui lui sont chères, le regard froid, englobant, explicatif qu’on a si souvent posé sur d’autres. D’expliciter en historien, le lien entre l’histoire qu’on a faite et l’histoire qui vous a fait ».[3]
Quatre dénégations (pas de littérature, pas de confession, pas de profession de foi, pas de psychanalyse) encadraient ainsi la transparence revendiquée du « regard froid, englobant, explicatif » censé caractériser le travail de l’historien, qu’il soit effectué sur soi ou sur les autres. Malgré ce postulat plein de rigueur, chacun des ego était en fait invité à raconter ce qu’il voulait, pourvu qu’il s’agisse de lui-même. La question « why France ? » propose un espace narratif bien plus étroit et plus contraint. Mais le temps dans lequel la réponse à la question peut s’élaborer est, lui, ouvert : le choix de la France n’a pas été accompli une fois pour toutes, il n’est pas irréversible, il se construit encore, y compris dans l’écriture qui le rapporte. Ce qui est assez différent du projet d’expliciter « le lien entre l’histoire qu’on a faite et l’histoire qui vous a faite », deux histoires au passé, regardées après-coup, comme de l’extérieur.
Au jeu des différences significatives, d’autres sautent aux yeux. A commencer par la constitution de l’échantillon d’historien(ne)s invité(e)s à témoigner. D’un côté un petit groupe d’universitaires connus (parmi eux une seule femme), ayant tous déjà accédés à d’assez gros tirages et d’assez grosses ventes de leurs livres en librairie. De l’autre, trois générations d’universitaires à l’inégale notoriété, avec des parcours, des lieux de vie et d’enseignement très différents, à l’échelle de l’Amérique du Nord. Leurs textes sont en outre insérés dans le volume selon l’ordre chronologique de la date de soutenance des Ph.D, du plus ancien au plus récent. La France est finalement le seul point commun entre les auteurs — la pratique professionnelle de l’histoire aussi, mais il y a tant de manières de faire de l’histoire....
Les deux entreprises subissent toutefois le poids d’une menace commune. Celle de ce que Pierre Bourdieu a qualifié « d’illusion biographique »[1], une menace évoquée poliment par Roger Chartier (p. 228) : « Another pitfall that awaited our contributors was "the autobiographical illusion", that is, the assumption that what were in fact contingent choices were somehow necessary and that what was in fact a shared experience was somehow irreducibly individual ». La menace n’est pas conjurable. Pourtant la grande diversité des contributions établit, en quelque sorte, une concurrence des illusions que fait ressortir le projet de répondre à une même question. D’autre part, certains des auteurs ont eux-mêmes réfléchi ailleurs à la question de l’écriture autobiographique et en mesurent les limites. Il me paraît très significatif qu’une historienne spécialisée dans l’histoire religieuse et sociale des XVIe et XVIIe siècles, Barbara Diefendorf, puisse préciser dès le début de sa contribution (p. 99) :
I am acutely aware of how the narrative strategy I adopt at the outset of this account will shape the story I have to tell. One set of choices will make my career look like an accident, the result of a long series of fortuitous events ; another will make it appear overdetermined, the product of an inevitable march of events.
A cette puissance des choix rhétoriques initiaux, Laura L. Downs et Stéphane Gerson ajoutent avec lucidité le risque d’accorder une confiance naïve en la capacité de la mémoire à restituer des expériences personnelles et collectives, celui de promouvoir une vision de la recherche historique centrée sur l’Etat-nation, celui de produire des images « romantiques » de la France et de sa propre vie. Une vision, des images : ces termes renvoient à une caractéristique nette de l’écriture de la plupart des contributions. Evoquer le choix de la France semble, en effet, d’abord renvoyer à des images construites au(x) moment(s) du choix. C’est ainsi que l’écriture autobiographique, bridée par la contrainte de la question posée, se présente d’abord, dans ce livre, comme une écriture « autoscopique » : « on s’y voit ».
La France, vraiment ?
Rien de plus vrai que cette remarque des éditeurs (p. 3) : « This book is thus about France. But it is also about the social, intellectual, and cultural contours of the United States from the Cold War to the present day. » C’est, en effet, une des dimensions les plus fortes, et peut-être même les plus intéressantes de l’ouvrage. Evoquant la manière dont ils se sont posé la question de choisir un terrain de recherche, les auteurs racontent la situation dans laquelle ils se trouvent au moment d’effectuer ce choix et ce qui les a conduits jusque là. La relative diversité des origines et des histoires sociales, soulignée par les différences d’âge, révèle tout à la fois et contradictoirement la puissance des héritages culturels et la réalité des parcours improbables, les tensions politiques caractérisant des actualités successives et la puissance d’intégration des anticonformismes par les grandes universités américaines, les profondes transformations d’une profession et la permanence à l’échelle d’un demi-siècle des mêmes réflexes et des mêmes valeurs.
Autre trait commun, la quête de racines personnelles ou familiales n’a été à l’origine du choix de la France pour aucun des auteurs (mais l’apprentissage préalable de la langue, même superficiel, semble, au contraire, déterminant). Il s’agit donc bien de la rencontre d’un investissement intellectuel et d’une réalité découverte par un voyage qui est aussi une mise à l’épreuve. La première arrivée en France (généralement à Paris) est spontanément construite narrativement comme souvenir d’une initiation. Cette étape franchie, le récit de l’expérience mêlée de la pratique de la recherche et de l’installation pour plusieurs mois en France, expérience recommencée dans la plupart des cas d’année en année, bien après l’achèvement de la thèse, conduit à interroger ce qu’est une identité nationale. La remise en cause, parfois douloureuse ou surprenante, des certitudes de départ, la critique des Etats-Unis à partir de la France et de la France à partir des Etats-Unis incite plusieurs auteurs à mettre en avant une identité recomposée qui serait transnationale, voire « mid-atlantique ». Mais évidemment ceux et celles que leur objet n’a pas déplacé, ou qui ont échoué, ou qui ont définitivement détesté leur expérience, ne sont pas représentés dans le livre.
La netteté de la question « Why France ? » contribue par ailleurs à occulter quelque peu deux réalités que les récits transmettent sans en prendre la mesure. Le premier départ de nos historien(ne)s vers la France (celui du choix) est avant tout… un départ. Ils auraient pu aller en Grèce, en Birmanie, au Japon ou en Islande, un certain nombre des problèmes rencontrés et des enthousiasmes auraient été les mêmes. L’histoire et la vie françaises fournissent donc un répertoire pour dire les difficultés et les joies de l’entrée dans la vie active ailleurs. D’autre part, le fait de quitter son université, souvent très protectrice, tout en restant étudiant(e) soumet à l’épreuve d’un relatif déclassement social. La France n’y est pas pour grand chose, mais elle fournit en l’occurrence un vocabulaire, des références, et permet des étonnements qui sont ceux qu’engendre une telle expérience. Il n’est pas trop étonnant de voir que les deux textes qui semblent les plus conscients de cette relativité sont ceux de Herman Lebovics et Jan Goldstein qui n’ont choisi la France qu’après un consistant détour par l’Allemagne.
« "Why France ?” thus led us to "What France ?” » (p. 2)
Qu’est-ce donc que la France à la lumière de ces expériences américaines ? D’un côté, tous s’accordent pour en faire un portrait pluriel, éclaté, pour se décrire comme des collectionneurs de figures de France. D’un autre côté, la tentation est grande de rapporter telle situation exaspérante ou désarmante à des caractéristiques nationales forgées par une histoire. Penser en historien peut ainsi conduire à un retour à la France comme entité et presque comme essence, à des généralisations donc, fondées sur une symptomatologie historique non pensée comme telle. On peut prendre ici l’exemple de Jan Goldstein, et ceci d’autant plus facilement que son texte est superbe, convaincant, et émouvant aussi. Evoquant l’expérience traumatique de la rencontre des bibliothèques et dépôts d’archives français, elle la commente ainsi (p. 130) :
But, however unpleasant, this experience of the libraries and archives was also a kind of ethnographic fieldwork : it helped me to recognize the bureaucratic nature of France — something that I had read about in Tocqueville but that earlier had been only an abstraction. The extreme reluctance of the staff to apologize for delays and errors had, I eventually saw, its own cultural logic : the library, integrated into the state bureaucracy, was an emanation of the French state, and the grandeur of the state precluded apology.
Mais Leonard V Smith travaillant quant à lui au dépôt des archives de l’armée de terre à Vincennes, qui n’est pas le lieu le moins pénétré de la grandeur de l’Etat français, note (p. 177) :
The French army archives at the Château de Vincennes, where I did most of the research for my doctoral dissertation, was the most agreable place I have ever worked. […] Their concern for my welfare and their indulgence (particularly with the photocopy machine) did much to belie the stereotype of French archvists as capricious and unhelpful.
Rapprocher ces deux citations était tentant, et, j’en conviens, facile. Il n’en reste pas moins que le dépaysement rend vulnérable aux montées hâtives en généralité (l’auteur de ces lignes y a souvent cédé lors de ses voyages aux Etats-Unis) ; ce phénomène est d’ailleurs d’autant plus fort que le dépaysement est relatif et la proximité culturelle très grande, les barrières morales et politiques qui nous incitent à respecter l’altérité trouvant alors peu à se mobiliser.
Les facteurs locaux ou même micro locaux (un magasinier caractériel, un certain type de rapports entre lecteurs et personnel en un lieu donné, des conditions de travail dégradées, un type spécifique de syndicalisation, etc.) peuvent paraître superficiels ou décevants pour expliquer une réalité fortement éprouvée comme désagréable, et n’offrir qu’une trame triviale et arbitraire pour le désir de réflexivité explicative du récit autobiographique. De même, les incompréhensions surgissent au détour d’une phrase éventuellement anodine comme autant de petits grumeaux culturels à l’intérieur d’une excellente connaissance à la fois intellectuelle et pratique du « terrain ». C’est peut-être cela qu’il y a de plus fascinant dans ce livre. Les auteurs, tous très informés, développent des analyses sophistiquées de leur lien à la France, presque toujours passionnantes, jamais vulgairement expéditives, et généralement soutenues par une discrète ou éclatante francophilie, et pourtant je crois qu’aucun texte n’échappe en ses marges à de très brèves remontées de stéréotypes, tels qu’on les trouve d’ailleurs abondamment dans la presse américaine la plus élégante : clichés ou, de manière plus troublante, s’agissant d’historiens, décontextualisation de faits du passé utilisés comme exemples.
Le passé colonial de la France s’y prête tout particulièrement. Ainsi pour R. Paxton « in 1960 the french Army was in a state of open revolt over the fate of French Algeria » (p. 39), ce qui est pour le moins excessif ; pour T. Shepard, dont le récit d’un voyage scolaire au pays du Front national est par ailleurs extraordinairement intéressant, il est très important de souligner (p. 226) « that all Algerians did have full French citizenship rights between 1958 and 1962, before the French Republic took them away », ce qui est pour le moins paradoxal ; pour H. Lebovics, dont on connaît par ailleurs la finesse des analyses à propos de la France contemporaine, l’épisode du Larzac peut-être décrit comme (p. 58) « local farmers’ resistance to the governments’s desire to confiscate their land and use it to train troops for post-colonial wars », ce qui est pour le moins approximatif et surévalué. Les éditeurs du volume eux-mêmes cèdent à l’approximation des raccourcis historiques, rhétoriquement utiles mais idéologiquement coûteux, quand ils évoquent, dans un bel élan, ce passé barbare (p. 17) « when religious hatreds prospered, when colonial domination, slave-trading, or rampant antifeminism formed a part of the common currency of the day ».
Ces dérives marginales sont intéressantes comme lapsus. Elles ne doivent pas dissimuler les bonheurs d’écriture qui sont nombreux dans ce livre, ni les passages particulièrement éclairants où la construction des France prend sens dans la diversité des méthodes pratiquées et des objets étudiés, où l’on comprend bien que c’est un certain type de saisie du passé qui permet de dessiner une certaine figure de la France actuelle (la contribution de Ken Alder est très impressionnante sur ce plan).
Lecteur partial
En face d’un livre comme celui-ci, dans lequel les auteurs ont tous généreusement « joué le jeu », il est honnête de constater sa propre partialité de recenseur. Un lecteur plus ou moins impliqué dans le métier d’historien peut-il réagir autrement qu’en dressant une sorte de palmarès des textes avec lesquels il se sent proche et des textes qu’il n’aime pas ? J’avoue que ma lecture s’est ainsi construite entre sympathie et exaspération. Alors, en oubliant l’exaspération, forcément injuste, je voudrais dire que j’ai particulièrement aimé les chapitres écrits par Clare Crowston, Steven Kaplan, Tyler Stovall et Gabriele Spiegel. Et cela pour des raisons très différentes. J’aime la subtilité des analyses de Clare Crowston sur les codes culturels les plus ténus. J’aime l’écriture torrentielle de Steven Kaplan. Dans sa contribution Leonard Smith disait sa méfiance pour la francophilie (p. 182, « I have always associated Francophilia with seeing what one wants to see in France and the French and nothing else »), la francophilie critique et même “vache” de Kaplan emporte toutes les digues de la méfiance. Lui seul pouvait se revendiquer « croûtiste » ébranlant avec ce levier poétique et épistémologique les certitudes braudéliennes et les applications vovelliennes. Qu’on en juge par ce morceau de bravoure (p. 80) :
Using an image that speaks to my sensibility, years later, the fervent Labroussean Michel Vovelle affirmed what had become the nouvelle histoire doxa : that the short-run time of event, which is also the quintessential time of politics, “ deals only with a tiny, superficial crust of human history ”. In retrospect, it is clear to me that as others were Trotskyist or Lambertist or Frankist in the sixties, I was a croûtiste. I was much less certain than Vovelle, and a fortiori Braudel, that “la vraie histoire, comme la vraie vie est ailleurs”. Passionate student of bread, equally enamored of crumb and crust — infrastructure and superstructure, I infer from Vovelle’s choice of the image, not from his ideological itinerary — I know from having mis la main à la pâte that the crust, far from an accident or a décor or an illusion, is ultimately the expression of the same forces that construct the crumb and provides crucial clues concerning the state of the whole loaf — or should I say the miche totale ?
J’ai aussi aimé le détour de Tyler Stovall par Bobigny et la finesse des analyses qu’il en a ramenées, en particulier sur les frontières et la définition des appartenances. J’aime enfin le « France from Belgium » de Gabrielle Spiegel, peut-être parce qu’il y est finalement assez peu question de la France mais beaucoup d’écriture de l’histoire. Ou, du moins, que la question du choix de la France conduit à une réflexion historiographique à mes yeux fondamentale. G. Spiegel réussit à articuler vraiment ses choix méthodologiques dans son travail et l’historicisation épistémologiquement cohérente de son désir d’histoire. Elle livre ainsi dans son fragment d’autobiographie ce qui compte vraiment pour comprendre l’histoire qu’elle fait ; elle illustre par là à quel point « our desire for history has an elegiac component, by which it becomes a kind of mourning for the unpossessed dead that is the past » (p. 92).
En refermant Why France ?, en quittant ces témoins dont on comprend bien que, finalement, tous ou presque parlent d’amour — et comme on sait, l’amour n’est (presque) jamais simple — on ne peut éviter en 2007 d’être pris d’angoisse : et si cette question, why France ?, dans dix ans, dans vingt ans, n’avait décidément plus aucun sens ?
LIST OF ESSAYS
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Laura Lee Downs and Stéphane Gerson, «Introduction »
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John W. Baldwin, « Medievalist and Francophile Despite Himself »
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Robert O. Paxton, « A Mid-Atlanticist Identity »
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Herman Lebovics, « Tough Love for France »
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Lynn Hunt, « Fantasy Meets Reality : A Midwesterner Goes to Paris »
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Steven Laurence Kaplan, « Défense d’afficher... »
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Gabrielle M. Spiegel, « France for Belgium »
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Barbara B. Diefendorf, « Why Paris ? »
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Thomas Kselman, « Catholic Connections, Jewish Relations, French Religion »
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Jan Goldstein, « Europe Without Personal Angst »
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Edward Berenson, « France, A Political Romance »
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Herrick Chapman, « Choosing History, Discovering France »
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Tyler Stovall, « An African American in Paris »
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Leonard V. Smith, « History at the Margins »
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Ken Alder, « It’s Not About France »
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Clare Haru Crowston, « Pilgrim’s Progress : From Suburban Canada to Paris (via Montréal, Tokyo, and Tehran ) »
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Roger Charter, « Afterword »
NOTES
[1] Depuis la rédaction de ce compte rendu, une traduction française a paru : Pourquoi la France ? : Des historiens américains racontent leur passion pour l’Hexagone, Le Seuil, L’univers historique, 2007.
[2] Essais d’ego-histoire, Pierre Nora (éd.), Paris, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1987, 378 p. Contributions de Maurice Agulhon, Pierre Chaunu, Georges Duby, Raoul Girardet, Jacques Le Goff, Micheklle Perrot, René Rémond.
[3] Ibid., p. 7 (repris en 4ème page de couverture).
[4] Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 62-63, 1986, pp. 69-72 et Raisons pratiques, Sur la théorie de l’action, Paris, Ed. du Seuil, 1994, chapitre 3.
Christian Jouhaud
E.H.E.S.S. (C.R.H.)
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ISSN 1553-9172